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Zalipie - le village en couleurs

Anna Bartosz, Adam Bartosz

Au nord-ouest de Tarnów, non loin du confluent de la Dunajec et de la Vistule, il y a une des plus intéressantes microrégions ethnographiques de la Pologne dont Zalipie est le centre.
La tradition de peindre les intérieurs de chaumières y est née vers la fin du XIXe siècle, car ici, à la campagne, on faisait jusque-là la cuisine sur le foyer ouvert. La fumée montait dans la pièce et sortait par un trou pratiqué dans le plafond. Les murs de la pièce étaient donc tout le temps enfumés, noirs de suie. Plusieurs fois dans l’année, à l’occasion des fêtes, les femmes décoraient les murs noircis par des taches blanches de chaux. Ces motifs éclairaient un petit peu des intérieurs sombres de chaumières. Quand on avait commencé de construire des fours plus modernes, munis de cheminées permettant d’évacuer la fumée au-dessus du toit, les femmes transformèrent ces primitifs elements ornementaux (taches) en formes simples de fleurs. Au cours des années, d’autres couleurs furent introduites et on diversifia les motifs. Rivalisant entre elles, les jeunes filles commencèrent de peindre les maisons à l’extérieur, et c’est ainsi que la campagne de cette région devenait de plus en plus peinte.
Au début, l’art décoratif se concentrait autour d’un grand four plurifonctionnel; au fur et à mesure les filles commencèrent de peindre des guirlandes de fleurs tout autour de tableaux, de fenêtres et d’huisseries. À l’extérieur c’étaient plutôt des motifs géométriques, des arcs, des zig-zags, des sinuosités, des pointillés, etc. Les premières couleurs étaient aussi très simples – résultat de l’emploi de matières colorantes naturelles, comme l’argile brune locale, la suie et la chaux. Le lait, le sucre, les oeufs et l’eau de cuisson des pâtes servaient de liant. Des pinceaux, on en produisait de paille souple (de panic), et pour les plus petits, de poil de vache, de crin de cheval et de cheveux. On peignait aussi avec des bâtons de bouleau terminés en brosse à l’une des extrémités. Certaines femmes utilisaient encore de tells pinceaux il y a entre dix et vingt ans.
L’information sur Zalipie et les maisons peintes parut pour la première fois dans la littérature ethnographique en 1905, dans le périodique Lud (Peuple), et fut publiée par un employé de Cracovie, W?adys?aw Hickel. Il aperçut, chez son serviteur provenant de la campagne, une maquette joliment peinte. Il décida de visiter cette campagne et c’est ainsi qu’il découvrit la région peinte. Avant la Seconde guerre, ce phénomène fut déjà si bien connu qu’au Musée Ethnographique de Cracovie on arrangea, en exposition, une pièce de Zalipie.
Après la guerre la tradition de décorer les maisons connut son déclin. Alors les ethnographes ont créé un programme ayant pour but de maintenir cet art. Depuis 1948, on a commencé d’organiser à Zalipie des concours de maisons peintes qui, dès 1965, se font chaque année. À part Zalipie, on peut de même retrouver des maisons peintes dans d’autres villages de la région, mais grâce à une très active femme peintre de Zalipie, Felicja Cury?owa (1904-1974), c’est justement ce village-là qui est devenu le plus célèbre. Jusqu’aujourd’hui d’ailleurs, la plupart des maisons peintes (20 environ) se trouvent à Zalipie. Dans d’autres villages il n’en y a qu’un exemplaire unique (à ?wików, K?y?, Samocice, Boles?aw) ou seulement quelques-unes (à Niwki, ?wiebodzin).
Ces maisons, qui se trouvent en dehors du centre principal de la peinture, que Zalipie est sans doute, ont conservé des motifs plus archaïques, et les femmes de ces villages se servent de techniques plus traditionnelles.
Les talents des femmes de cette région ne se limitent pas seulement à la peinture murale. Elles produisent de belles oeuvres en buvard coloré, comme fleurs, rameaux, bouquets de noces, araignées (décorations pendantes du plafond) ; elles peignent aussi des ustensiles, de la vaisselle et même des tissus (tabliers, chemisiers, nappes). Certaines d’entre elles sont aussi d’excellentes brodeuses. Des souvenirs de Zalipie, de la céramique peinte ou des tissus, on peut en acheter à la Maison des Femmes Peintres.
Quand on visite Zalipie, il faut savoir que ces plus de vingt fermes sont dispersées dans un dédale de routes et il est parfois difficile de les retrouver en dehors de la route principale du village. Ce ne sont pas non plus des bâtiments de musée mais des fermes où l’on vit et travaille.
Il vaut la peine de visiter le Musée de Felicja Cury?owa – une maison traditionnelle conservée, ornée de motifs plus archaïques. Il faut entrer dans l’église dont l’intérieur est peint, comme ceux de l’école et des autres bâtiments publiques.
En vue de maintenir cette création artistique, le Musée Ethnographique de Tarnów organise chaque année des concours dont les prix sont décernés le premier dimanche après la Fête-Dieu. Un grand festin de la culture populaire a alors lieu à Zalipie.

(translation Joanna Jasica)

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